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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 15:14

mammo.jpgNo Mammo ? Enquête sur le dépistage du cancer du sein par Rachel Campergue.

 

Il est rare que je vous parle ici d'un essai. C'est normal j'en lis très peu. Mais celui-ci, conseillé par un client, j'y tiens beaucoup au risque d'être très politiquement incorrecte.

D'abord parce que personne n'en parle (pourtant il concerne seulement la moité de l'humanité ) et ensuite parce que ce sujet très sensible mérite un vrai débat entre chaque femme et son médecin. Ce livre très agréable à lire, parfois drôle et souvent très énervant vous donne quelques clés pour mieux comprendre les conséquence des campagnes de dépistage et surtout vous permet d'engager un vrai dialogue d'égal à égal avec votre médecin.

L'auteure a l'intelligence de ne pas imposer son point de vue - le titre est d'ailleurs une question - mais elle veux nous donner les moyens de faire le bon choix le moment venu. Un livre à conseiller à toutes les femmes à partir de 30 ans et à tous les médecins, gyneco, radiologue,...

 

Quelques extraits :

 

" En France, la mortalité par cancer du sein n'a pas évolué significativement de 1980 à 2000... Or pendant cette période, la pratique du dépistage a considérablement augmenté."

 

"En pratique, dans la population générale sans risque particulier, avant l'âge de 50 ans, le dépistage du cancer du sein par mammographies n'apporte aucun bénéfice démontré. La balance penche du côté des effets indésirables : surtout les faux positifs avec l'angoisse et les explorations qu'ils entraînent, et l'irradiation répétée des seins."

 

"Entre 50 et 69 ans, l'efficacité du dépistage actuel est au mieux, de faible ampleur."

 

"Moins de 5% des femmes présentant des cancers détectables par mammographie voient leur vie sauvée. Comment se fait-il alors que les femmes acceptent sans sourciller un pourcentage si élevé de traitements inutiles, ce qui se traduit, pour reprendre l'expression du Dr Girard, par un nombre conséquent de seins "partis à la poubelle" pour rien "

 

"Utiliser un outil inefficace parce qu'il n'existe rien de mieux ne fait que procurer un faux sentiment sentiment de sécurité à toutes ces femmes terrifiées par cette maladie."

 

"Le dépistage ne prévient pas, le dépistage constate. En un mot le dépistage dépiste."

 

" Il est peut être raisonnable de participer au dépistage du cancer du sein par mammographie, mais il peut être tout aussi raisonnable de ne pas s'y soumette, parce que ce dépistage présente à la fois des bienfaits et des dommages."

 

 

 Sinon j'ai lu aussi :

- Une partie de chasse - Agnès Desarthe - L'olivier 

- 14 - Jean Echenoz - Minuit

- De flamme et d'argile - Mark Spragg - Gallmeister

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:04

Mathias Malzieu est un excellent chanteur (groupe de rock Dionysos) qui sait aussi écrire, il y en a d'autres, mais lui il nous embarque dans son imaginaire foisonnant sans jamais nous perdre. Je l'ai entendu dire qu'écrire était une vraie nécessité pour lui, tant mieux pour nous. Découvrez vite cet écrivain singulier.

 

metamorphose.jpg"Je me demande depuis quand je suis enfermé dans cette cellule. J'ai l'impression d'avoir vécu ainsi, suspendu aux lèvres gourmandes d'une effeuilleuse dont le ventre commence à s'arrondir.

Devenir père... Envie de ralentir pour avoir le temps d'apprécier. De perdre mon titre de plus mauvais cascadeur du monde et d'en gagner d'autres, plus intimes. De voir le ventre d'Endorphine se changer en montgolfière, de la réchauffer pour qu'elle maintienne le cap.

Le futur glisse entre mes doigts duveteux mais j'apprends de nouvelles techniques de combat. L'acidité métallique du sablier qui se vide en moi se change en palpitations de coton. J'ai toujours peur, mais le contact de mes plus qui s'allongent me réconforte. J'aime prendre le temps de les sentir glisser entre mon pouce et mon index. Prendre aussi la mesure extraordinaire de ce qui m'arrive.

La qualité de mes rêves s'améliore. Quand je sens le sommel m'envelopper, je focalise mon attention sur ce que je voudrais voir. Je respire lentement et tente d'arrêter la machine à penser qui vous colle au sol. Parfois ça marche. Alors je peux me promener dans les coins les plus enchantés de ma tête. Dans mes rêves, les oiseux d'Endorphine hissent mon lit au-dessus de l'hôpital. A bord de ma montgolfière vivante, je regarde le bâtiment se dissoudre à travers les nunées. En quelques secondes, il se tranforme en souvenir, souvenir qui s'efface à son tour. Les draps fondent, les oiseaux disparaissent en silence. C'est le ventre d'Endorphine qui m'a fait décoller. Je vole. Mon oiselle accouche dans un nid de cumulus."

 

Sinon j'ai lu aussi :

 

- Les menottes et le radiateur d'Alexandra Lapierre  

- Automne de Mons Kallentoft

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 16:03

 

centrale.jpg

 

La triple catastrophe qui touche le Japon depuis 2 semaines me laisse sans voix. J'ai seulement envie de rendre hommage au courage des techniciens qui tentent l'impossible pour limiter les dégâts. Pour cela je vous livre un extrait de l'excellent roman de Elisabeth Filhol La Centrale paru l'an dernier chez POL que je vous invite à lire ou à relire.

 

"Badge magnétique et code d'accès personnel. Deux chiffres, accès restreint. Quatre chiffres, accès en zonecontrôlées. Un autre que moi, ce matin, s'est présenté au poste de garde, a franchi les contrôles, l'habillage, et a rejoint les gars de mon équipe pour finir le travail. A présent il se repose en essayant de ne pas y penser, ou de penser que ça n'arrive qu'aux autres, une règle valable pour tous, le risque permanent, statistique, de surexposition, et pour lui-même l'exception qui confirme la règle, ou la pensée magique, ça n'arrivera pas. Il est jeune, j'imagine, en bonne forme physique, et son corps lui répond. Tant qu'il n'aura pas fait l'expérience du contraire, il s'en tiendra là. La relève. Comme en première ligne à la sortie des tranchées, celui qui tombe est remplacé immédiatement. Dans la discipline, et les gestes appris et répétés jusqu'à l'automatisme. Il y a des initiales pour ça. DATR. Directement affecté aux travaux sous rayonnements. Avec un plafond annuel et un quota d'irradiation qui est le même pour tous, simplement certains en matière d'exposition sont plus chanceux que d'autres, et ceux-là traversent l'année sans épuiser leur quota et font la jonction avec l'année suivante, tandis que d'autres sont dans le rouge dès le mois de mai, et il faut encore tenir juillet, août et septembre qui sont des mois chauds et sous haute tension, parce qu'au fil des chantiers la fatigue s'accumule et le risque augmente, par manque d'efficacité ou de vigilance, de recevoir la dose de trop, celle qui va vous mettre hors jeu jusqu'à la saison prochaine, les quelques millisieverts de capital qu'il vous reste, les voir fondre comme neige au soleil, ça devient une obsession, on ne pense qu'à ça, au reveil, au vestiaire, les yeux rivés sur le dosimètre pendant l'intervention, jusqu'à s'en prendre à la règlementation qui a diminué de moitié le quota, en oubliant ce que ça signfie à long terme. Chair à neutrons. Viande à rem."

 

Rien à ajouter.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 10:05

 

 

oui-copie-1.jpg

 

Quand Juliette demande à Benjamin de l'épouser elle s'attendait à plus d'enthousiasme de sa part. Il faut dire que sa demande l'a soufflé, elle est si peu conventionnelle qu'il ne s'y attendait pas du tout. Ce sera le cas de tous leurs amis et de leur famille aussi. Ce mariage sera l'occasion pour chacun de remettre en cause sa propre vie.

Attention si vous comptez vous marier dans l'année, passez au large, vous risquez des sueurs froides.

 

 Si vous avez aimé Une pièce montée de Blandine Le Callet vous aimerez ce roman léger comme une brise printanière (je sais il parait encore très lointain cle printemps) qui décortique allègrement les petits arrangements de la vie entre amis ou en famille. De meilleur ami/amant à la mère dépressive, en passant par le père volage, chacun est croqué avec talent mais aucun ne sortira indemne de ce amriage.

 

Extrait :

"Il est resté bouche cousue.

J'ai affiché mon sourire de conquérante, celui qui accompagnait chacune de mes attaques, celui qui combattait le doute et l'incrédulité, et j'ai harponné son regard, le soutenant sans relâche. Mon coeur battait au rythme de l'adrénaline qui m'avait envahie, vite et fort. J'étais vivante, belle et d'ici quelques secondes Benjamin laisserait exploser sa joie.

Il m'a demandé si je blaguais.

Mon sourire s'est retourné, commissures vers le bas et dépit vers le haut, et j'ai dû fermer les écoutilles pour empêcher mes larmes de jaillir.

Je ne blaguais pas, ce serait une belle fête, avec tous nos amis, la plus belle journée de notre vie !

J'aurais donné cher pour suivre le cours de ses pensées... c'était impossible, bien sûr, mon excitation est retombée, remplacée par une aigreur par trop familière. Je méritais mieux que cet offensant temps de réflexion. J'ai sorti un vieux reste de colère, j'en avais toujours en réserve, je n'avais qu'à tendre la main, souffler sur les braise et je m'enflammais tout entière."

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 15:31

Il y a toujours des petits trésors chez Autrement, ils ont le chic pour dénicher des textes percutants voir insolents.

Le journal d'Amy Wingate réserve bien des surprises car le vie de Amy - vieille fille quinquagénaire - n'a pas été le long fleuve tranquille qu'elle veut bien laisser paraître. Il suffit de lire par-dessus son épaule pour s'en rendre compte.

 

Mercredi, 21 octobre

 

Enfin ! Francesca vient de partir et je peux commencer. La pauvre chérie nepouvait se douter qu'elle m'empêchait de me consacrer à mon nouveau projet. J'espère qu'elle n'a pas senti mon manque d'intérêt devant l'numération de toutes les nénédictions dont elle jouit. Elles ne semblent atteindre leur réelle valeur que lorsque Francesca en dresse la liste exhaustive et en analyse chaque détail à voix haute en ma présence. Comme il est étrange qu'une femme d'une telle beauté, profitant de tant de richesses matérielles, puisse rester aussi pusillanime ! Elle ne s'en doute nullement, mais je vois au-delà des apparences, au-delà de son assurance estravertie, de son éclatante splendeur, de ses formes élégantes. J'ai toujours envié les femmes dotées de belels jambes. Par "belles", je veux dire ces jambes longues, minces pourvues de chevilles étroites, magnifique dans la soie noire. Le genre de jambes qu'on nous présente dans les pubicités pour des collants, le pied en extension, pointé de manière séduisante, sanglé dans son talon aiguille, qui jaillit par laportière surbaissée d'une berline de grand luxe. Est-il vrai que des femmes émergent parfois des voiture de cette façon si précautionneuse, si étudiée ? C'est possible. Cela pourrait bien être le cas de Francesca. En fait, maintenant que j'y songe, j'en suis certaine. Francesca a un mari charmant, des enfants splendides etune grande maison. Mais elle est également pourvue du type de jambes mis en scène dans ces réclames et c'est exactement le genre d'impression qu'elle adore susciter.

 

Quel aigre parfum émane de mes mots ! Sont-ce les acariâtres divagations d'une célibataire enntre deux âges ? Qui me croira si je proteste en affirmant que je n'ai pas plus envie de posséder un mari alliant charme et réussite que de disposer d'une mignonne progéniture ? Personne.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 16:40

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Voilà un de mes petits bijoux préférés dont je ne vous avais pas encore parlé. Attention si vous ouvrez ce livre vous tomberez dans une autre dimension, celles des éléphants ? On se retrouve plongé au coeur de leur quotidien, leurs peines, leurs joies, leurs questionnements, la vie quoi ! Un livre touchant, troublant, émouvant et très original. Pour les curieux qui aiment les beaux textes. Paru chez Actes sud - Babel.

 

" Mais quand les ténèbres finirent par arriver, ce fut particulièrement désastreux. Pas une goutte de pluie ne tomba pendant six cents jours et nuits. Le vent ne cessait de souffler et l'air était chargé d'une épaisse poussière noire. Au fur et à mesure que l'herbe et l'eau disparaissaient, les diverses espèces commencèrent à se mefier les unes des autres, et l'esprit des humains, des serpents et des insectes devint impénétrable. De l'esprit des serpents et des insectes n'émanait plus qu'un vague carillon. De l'esprit des humains émanait un silence si profond et menaçant que beaucoup de ceux qui l'entendait renoncèrent carrément à parler en pensée."

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 16:41

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Un petit plaisir halieutique qui court sur la toile. C'est grâce à Amanda et Cuné que j'ai découvert ce petit livre.

Les éditions du Cherche midi ont eu la merveilleuse idée de ré-éditer ce joli livre à offrir à tous les pêcheurs amoureux des rivières et à faire lire à tous les amoureux des jolis textes, drôles, élégants et légers à la fois.

 

"La pêche, c'est la vie : on apprend à tout âge, sous condition de ne pas demeurer béat à l'intérieur de ses idées préfabriquée, définitives. Il n'y a pas, sur terre, que les pieds qui doivent marcher, la tête aussi. Combien vivent avec une tête qui ne servira jamais, meurent avec, au bout du cou, une théière flambant neuve !"

 

"Il fait grand jour. Un soleil d'Austerlitz monte sur Jaligny ébloui par tant de gloire et de lumière. Je pêche dans une toile de Monet. Me voilà au Salon de l'Eté, accroché à un mur de verdure."

 

"L'oiseau bleu file au ras de l'eau, sur coussin d'air. Ca, c'est une loutre et ça, c'est une bécassine. Il pleut à peine sur la rivière, si peu que l'on pourrait croire qu'il s'agit des ablettes qui moucheronnent. C'est le soir. Des gouttes d'angélus tombent des peuplier."

 

Je crois que je pourrai recopier tout le texte ! Mais je préfère vous laisser le plaisir de le découvrir.

 

Et aussi, pour les pêcheurs qui lisent ( je suis curieuse de savoir combien de pêcheurs ou pêcheuses lisent ce blog ?!) :

 

pecheur-copie-1.jpgpecheur-2.jpgpecheur-3.jpgpecheur-4.jpg

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 15:31

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En fait pour expliquer mon silence j'aurais aussi pu vous dire que j'avais passé Une semaine chez les ours- Armand Farrachi - Les Liens qui Libèrent !

Ce petit livre se lit en une heure et c'est un petit plaisir que je vous conseille que vous aimiez les ours ou pas. Armand Farrachi nous fait partager son journal relatant la semaine qu'il a passé en Slovénie à la découverte des ours en liberté edans leur milieu naturel.

 

"A en croire certains auteurs, quiconque a vu un ours n'est plus tout à fait le même. Je ne puis le confirmer, n'en ayant jamais observé moi-même, mais il semble établi depuis l'Antiquité que chaque expérience nous constitue, qu'on ne se baigne jamais dans le même fleuve, que tout ce qui nous arrive contribue à nous changer, et qu'on parviendrait sans doute à la même conclusion sans passer par l'ours, car il faut à présent beaucoup d'efforts, de volonté, de patience et d'argent à un citoyen du monde dit civilisé pour se donner une chance d'apercevoir cet animal velu dans son milieu, par curiosité, pour devenir un autre ou pour rester soi-même. Ce que je peux témoigner, c'est que, depuis qu'un grand animal sauvage et moi nous sommes un jour regardés dans les yeux, je ne voyage plus que pour ces face-à-face d'un instant avec des animaux condamnés à l'extinction, que nos enfants ne verront sans doute qu'en photo ou en cage."

 

Il y a longtemps, avant que je sois libraire j'étais tombée sous le charme d'un texte paru chez Actes sud et épuisé depuis. Si vous le trouvez d'occasion achetez le : Avec les ours - Valentin Pajetnov et vous plongerez au coeur de la vie des ours de Sibérie, en osmose parfaite avec la nature.

 ours2.jpg

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 17:37
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Encore un roman venu du froid, d'Islande. Un grand roman !
On sait que certains mots peuvent tuer mais on découvre dans cet incroyable roman le pouvoir des mots, pas tous, ceux des grands poètes qui peuvent faire mourir de froid.
Barour est pêcheur, il rame avec 5 autres compagnons pour pêcher en haute mer la morue. Dans ce milieu hostile la moindre erreur peut être fatale.
Aussi lorsqu'il oublie sa vareuse parce qu'il veut absolument se souvenir des  vers de Milton qu'il vient de découvrir :
S'en vient le soir
Qui pose sa capuche
Emplie d'ombre
Sur toute chose,
Tombe le silence,
sa vie va lui échapper. 
Il ne survivra pas sans protection lorsque la tempête de neige s'abattra sur la barque. Aucun de ses compagnons, même le gamin qui lui est très attaché, ne pourra rien pour lui. Lui prêter sa vareuse c'est provoquer la mort de 2 rameurs et donc mettre la vie de tout l'équipage en danger.
C'est terrible, Barour va mourir de froid en quelques heures par amour de la poésie.
De retour sur terre, par amitié et pour trouver une raison de vivre, le gamin va entreprendre un voyage impossible dans la montagne pour aller rendre le recueil de poésie à son propriétaire, dans un village éloigné.
Ce roman est d'une force qu'il est impossible de décrire.
Mes mots me semblent bien fades à côté de la force qu'il y a dans ce livre.
Chaque mots de ce livre est à sa place, on les savoure avec bonheur et l'histoire poignante de ces hommes aux caractères trempés comme l'acier des ciels islandais restent gravée dans notre coeur.

Extrait :

"Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d'autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui enserre le coeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts."
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 17:46
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Je viens de m'apercevoir que je ne vous ai pas parlé de ce joli roman que j'ai lu en octobre dernier et auquel je pense souvent avec tendresse.
Si vous voulez faire un petit cadeau à votre amoureux (se) - Saint Valentin ou pas - glissez ce petit livre sous son oreiller.
Pour vous mettre l'eau à la bouche voici un extrait qui me ravit à chaque fois que je le lis :

"...Il lui demanda ce qu'elle voulait boire. Son choix serait déterminant. Il pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. On n'avait pas le droit de boire un déca à ce genre de rendez-vous. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. A peine rencontrés et déjà s'installe une sorte de cocon un peu mou. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Oui, le thé c'est incontestablement une ambiance de belle-famille. Alors quoi ? De l'alcool ? Non, ce n'est pas bien à cette heure-ci. On pourrait avoir peur d'une femme qui se met à boire comme ça, d'un coup. Même un verre de vin rouge ne passerait  pas. François continuait d'attendre qu'elle choisisse ce qu'elle allait boire, et il poursuivait ainsi son analyse liquide de la première impression féminine. Que restait-il maintenant ? Le Coca-Cola, ou tout autre type de soda...non, pas possible, cela ne faisait pas du tout femme. Autant demander une paille aussi, tant qu'elle y était. Finalement, il se dit qu'un jus, ça serait bien? Oui, un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Non, le mieux c'est de choisir un entre-deux, comme l'abricot. Voilà, c'est ça. Le jus d'abricot c'est parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse, pensa François..."

Et vous pensez qu'elle a choisi quoi Nathalie, lorsqu'elle a enfin levé le nez de la carte ?
Merci de me faire part de vos suggestions dans vos commentaires.
Et vous vous avez bu quoi lors de votre premier rendez-vous ?
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