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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:41

Pour une fois j'ai une excellente excuse pour expliquer ce long, trop long silence sur ce blog : nous avions perdu notre connexion internet qui n'est revenue qu'hier soir mais partiellement seulement puisque nous ne pouvons plus envoyer d'emails. Une semaine coupées du monde c'est une épreuve que je ne souhaite à personne . En fait ça nous a permis de faire un grand ménage de printemps ( à -10° !!) et de lire bien sûr et découvrir de vraies pépites comme ces deux romans venus des Etats-Unis et dans lesquels je me suis plongée avec un vrai bonheur.

 

La fille de l'hiver - Eowyn Ivey - Fleuve noir

 

"On a le droit d'inventer nos propres fins et de changer le chagrin en joie."

 

fille hiverMon coup de coeur de cette Rentrée de janvier !

La magie commence par la couverture que je trouve magnifique, et magie c'est le bon mot pour ce roman très original qui balance sans cesse entre conte et réalité.

La fille de l'hiver c'est cette fillette apparue près de la cabane de Jack et Mabel, juste après la fonte d'un bonhomme de neige créé à l'image d'une enfant par ce vieux couple de pionniers en Alaska.Installés là pour défricher et cultiver une terre des plus hostile, ils vivent seuls loin de tout et de tous.

Inspirée d'un conte russe, l'histoire de la fille de l'hiver nous transporte dans un monde onirique où le rêve peut devenir réalité et où la réalité se rappelle durement aux hommes. Un très beau roman (le premier pour sa jeune et talentueuse auteure) sensible et intelligent qui nous maintient sans cesse en éveil pour ne manquer aucune des apparitions de la fille de l'hiver.

Et l'on voudrait nous aussi inventer notre propre fin et changer le chagrin en joie !

 

 

 

Si vous avez adoré (comme moi) Un bucher sous la neige et Coeur cousu, vous adorerez aussi La fille de l'hiver.

 

 

 

Les filles de l'ouragan - Joyce Maynard - Philippe Rey

 

"Quand à mon père il savait toujours qui il était et où il allait."

 

filles-ouragan.jpgOn choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille...

Ce roman à deux voix c'est celui de Ruth et Dana, "soeurs d'anniversaire" car nées le même jour et sûrement conçues la même nuit, une nuit d'ouragan.

Malgré les différences de milieux et de style de vie, la mère de Ruth entretiendra le lien entre les 2 fillettes et les deux familles, pendant toute leur enfance. Sans qu'aucune ne comprenne vraiment pourquoi tant les différences sont grandes et le manque de communication criant.

Chacune, par touches impressionnistes, va nous raconter son histoire familiale qui laisse apparaitre une certaine singularité dont elles ne connaîtront les secrètes raisons que très tard dans leur vie. Un double secret de famille pour ces deux familles si différentes : la bohème pour Dana et la ferme traditionnelle pour Ruth.

De très beaux personnages, de belles histoires d'amour et un goût très prononcé pour la terre et les racines (végétales et familliales). Le roman de la construction de soi. Et la couverture est très belle là aussi. Ce n'est pas dans un livre numérique qu'on aurait ce plaisir !

 

 

Si vous avez aimé l'ambiance du magnifique Nous étions les Mulvaney, vous aimerez retrouver l'ambiance des fermes familiales américaines.

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 15:13

eveil.jpg

 

Paru dans la même jolie collection que La coquetière (je lui souhaite le même succès dans ma librairie, nous en avons vendu plus de 200 en moins d'un an...), Piccolo deLiana Levi, ce petit roman devrait ravir tous les coeurs sensibles.

Brutes épaisses passez votre chemin, ce message n'est pas pour vous, allez directement au post précédent...

C'est d'abord la couverture qui m'a attirée, puis le nom de l'auteur et enfin le résumé a fini de me convaincre et je n'es pas été déçue.

Ca me donnerait presque envie comme si je n'avais que ça à lire de lire toute la collection Piccolo...

Avec L'éveil, vous succomberez aux charmes surannés de la Nouvelle Orléans du début du XXème siècle.

Edna est une jeune femme comblée entre son mari aimant, ses enfants, sa jolie maison et tous ses nombreux amis. Pourtant il lui manque une chose fondamentale : la liberté. Dans cette société-là et cette époque-là, une femme ne s'appartient jamais vraiment. D'abord fille de son père puis épouse. La plupart  s'en accommodent, d'autres (trop peu nombreuses) tentent de s'émanciper en le payant souvent très cher. Une soudaine passion dévorante va laisser entrevoir à Edna qu'une autre vie est possible, elle va tout mettre en oeuvre pour parvenir à conquérir sa liberté. Mais le prix à payer sera très lourd.

J'ai beaucoup aimé la description de la vie dans cette ville américaine où tout respire la France : patronymes, noms des rues, vins, musique...

Le rythme peut paraître un peu lent mais il est celui de la vie sous ces latitudes pour des personnes qui n'ont d'autre activité que de se retrouver pour parler de ceux qui n'ont pu être là. Une jolie parenthèse qui m'a permis de me remettre doucement de la lecture de Rafael. Il fallait bien ça.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 11:25

rafael.jpgOuh la la, c'est du lourd !

Pour ceux qui on aimé Sukkwan Island (et qui s'en sont remis !).

Rafael a 24 ans et déjà trois enfants. Il vit dans une vieille caravane coincée dans un ravin entre l'autoroute et la décharge publique dont toute une petite communauté tire sa maigre subsistance. Il est illettré, alcoolique et sans travail. Un inconnu, producteur de snuff films ( meurtres filmés en direct et diffusés partout dans le monde) lui propose un contrat  : 25 000 dollars contre sa vie. Rafael va accepter dans l'espoir de sauver sa famille de la misère. Il lui reste donc 3 jours à vivre. Que va-t-il en faire ?

Ce roman noir est terrible. On en connaît pourtant l'issue mais on espère à chaque ligne qu'un "miracle" va se produire. On voudrait tellement que ce "sacrifice" sauve ses enfants, au moins. Même la "trahison" de son frère le condamne. Plusieurs niveaux de lectures et la construction machiavélique en font un très grand roman qui nous laisse sans voix à la fin et pourtant on a envie de crier ou besoin d'en parler, pour évacuer sa violence. Mais plus que la violence primaire du producteur, c'est la violence de la vie qui nous frappe.

Ce roman de Gregory Mcdonald paru chez 10/18 est à réserver aux amateurs d'émotions fortes. Et seulement ceux-là. Il a fait l'objet d'une adaptation cinématographique très réussie de l'excellent Sean Penn Johnny Depp (merci Cathy) : difficile de dire si il vaut mieux le lire ou le voir ?

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 12:24

Je ne vous parle jamais de cinéma ici, alors comme c'est les vacances j'en profite !

 

lisbeth2.jpg 

 

Pendant mes congés j'ai pu aller à la capitale pour voir des films en VOS -  parce que je suis entièrement bilingue (ouh la menteuse !) - parce que j'aime ça - surtout un film en suédois ça a quand même une saveur très particulière. Pour les deux films que j'ai vus et qui étaient des adaptations de deux livres que j'ai adorés je décerne deux Bons Points.

 

tamara-film2.jpg

 

tamara.jpgL'adaptation de la Bande dessinée Tamara Drewe au cinéma par Stephen Frears : un vrai petit moment de bonheur un peu surrané et pourtant très actuel. Même la musique pourtant très kitch (genre Inspecteur Barnaby) m'a plu car elle apporte un ton décalé. Campagne anglaise, tasses de thé, muffins et scones à gogo, écrivains besogneux mais sans succès, amours contrariées, adolescentes désoeuvrées et même une star du rock : il s'en passe des choses dans ce petit village anglais. Tous les ingrédients que j'affectionne particulièrement. On avait adoré la BD de Posy Simmonds ( qui était épuisée depuis plusieurs mois comme son précédent album Gemma Bovary, mais qu'est-ce qu'ils attendent chez Denoel ?!!) et le film est très sympa, fidèle au livre à un détail près que je ne vous révèlerai pas....Non non je ne vous dirai rien !

 

419Pu8KL2kL__SL160_AA115_.jpgBien sûr je ne pouvais pas manquer le nouveau film tiré du 2ème volume de la  trilogie Millenium, celui où Lisbeth fait des prouesses - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une boite d'allumettes. C'est avec un vrai plaisir que j'ai retrouvé mon personnage littéraire préféré des 3 dernières années. L'actrice qui a été choisie est tout à fait à la hauteur du personnage et j'adore la réalisation suédoise, sans chichi, sans decorum, très factuelle. Ca fait du bien un peu de réalisme. Je ne peux donc que vous conseiller de prolonger la lecture des romans du regretté Stieg Larsson par une bonne séance de cinéma.

 

 

Ce n'est pas souvent que je conseille une adaptation cinéma d'un roman que j'ai aimé.

 Et vous, quelle adaptation récente avez vous aimé ?

 

 

 

 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 10:22

Vous allez adorer suivre les aventures des inspecteurs créés par nos auteurs de polars favoris.
Chaque année je me  réjouis de retrouver mes policiers préférés. Ils ont beaucoup de points en commun : ils sont volontiers râleurs, pas très bavards, solitaires, leur vie privée est un désastre et ils flirtent souvent avec les bornes des limites. Il arrive même que les retrouvailles avec ces personnages atypiques et attachants priment sur l'intrigue, c'est dire si je les aime !
J'en profite pour vous signaler que vous pouvez découvrir la version télévisée des aventures suédoise de Wallander tous les jeudis soirs sur M6 à 22h30. Si j'ai été un peu décontenancée au départ par le physique de l'acteur qui joue Wallander car très différent de la représentation que je m'en faisais, le jeu du comédien est à la hauteur du personnage créé par Mankell.

... vous allez adorer :

Harry Bosch, le héros créé par Mickael Connelly ( Seuil et Points) qui vieillit magnifiquement bien comme Clint Eastwood à qui je l'identifie à chaque fois. Il faut dire qu'il a joué son rôle dans une adaptation cinématographique. Avec Harry c'est la descente dans les enfers de Los Angeles et des intrigues très bien ficelées.




Erlendur, l'inspecteur venu du froid islandais a même perdu son nom de famille (Sveinsson) au fil des pages. Les islandais sont si peu nombreux qu'ils s'appellent tous par leur prénom et leur nom précise seulement leur ascendance (Erlendur est le fils de Svein). En plus de son penchant pour la solitude, Erlendur a de grandes difficultés avec ses enfants, notamment sa fille qui se drogue. Créé par Arnaldur Indridason et publié chez Metailié et Points.



Harry Hole c'est l'autre inspecteur suédois créé par Jo Nesbo (Gallimard et Folio). Nesbo n'hésite pas à faire voyager son héros. Dans Les cafards il nous entraîne dans son sillage à Bangkok qui est décrite avec beaucoup de réalisme. Cet hiver, après avoir lu Le bonhomme de neige,  j'ai refusé que l'on fasse un bonhomme de neige dans mon jardin !!! Le pouvoir des mots quand même.



Adamsberg a lui aussi perdu son prénom (Jean-Baptiste) au fil des pages. J'ai gardé le meilleur pour la fin, mon héros préféré. Celui qui nous réserve le plus de surprises, l'imagination de Fred Vargas (Vivianne Hamy et J'ai lu) étant sans limites, son héros n'en a aucunes. J'adore quand il dit "je ne sais pas", c'est devenu tellement rare de nos jours. Son histoire d'amour impossible avec Camille le rend encore plus attachant et les personnages secondaires ne le sont pas du tout, secondaires.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 14:13

Vous allez adorer :



La tête en friche

Marie-Sabine Roger
Le Rouergue

L'histoire d'une grand-mère qui va donner le goût des livres à un analphabète.


               

      A Mélie sans mélo
      Barbara Constantine
      Calmann-Lévy

      Le premier été plein de tendresse et de gaieté qu'une grand-mère va passer avec sa petite-fille.





       

        Les yeux jaunes des crocodiles
        Katherine Pancol
        Livre de Poche

        L'amour, l'amitié, c'est toujours un peu compliqué.




     

      Le mec de la tombe d'à côté
      Katarina Mazetti
      Gaïa

      Une histoire d'amour insolite qui commence dans un cimetière.




       

        Providence

        Valérie Tong Cuong
        Stock

        Quand un accident dans le métro bouleverse la vie de tous les personnages.







J'aimerais tant te retrouver

Fanny Brucker
JC Lattès

Comment trouver l'amour quand on cherche la mère qui nous a abandonné.

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