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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:55

En juin, sois curieux !


La Médiathèque de Vernon organise une conférence de Gérard Gengembre sur Balzac à l'occasion de la sortie de son nouveau livre, une biographie du "forçat des lettres" qui vient juste de paraître aux éditions Perrin .

 

 

Notez bien la date du mardi 18 juin à 20h30 

(salle Maubert de l'EPA) ; un petit conseil, n'arrivez pas en retard car il va y avoir beaucoup de monde...

 

balzac.jpg

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 15:40

 

innocenceLe prix de l'innocence - Willa Marsh - Autrement

 

Un très joli roman sur le couple, la "danse" du couple, comment accorder ses pas pour rester à l'unisson. Fiona est une jeune femme un peu naïve quand elle rencontre l'impétueuse Vanessa qui travaille dans le même grand magasin qu'elle. Ensemble elles vont vivre des années d'insouciance jusqu'à leurs mariages.

Puis les années vont passer et leur lien se distendre. Trente ans après, le fils de Vanessa va venir passer quelques jours chez Fiona et son mari James. L'occasion pour elle de revenir sur leur jeunesse et les drames traversés. Jusqu'à découvrir un lourd secret qui va enfin illuminer leur vie. Très réussi, subtil.

J'avais adoré Le Journal secret d'Amy Wingate.

 

coeur-homme.jpgLe cœur de l'homme - Jon Kalman Stefansson - Gallimard

 

Quel bonheur de retrouver le Gamin. Depuis que j'ai fait sa connaissance dans le sublime Entre ciel et terre je me suis attachée à lui.

Dans La tristesse des anges on l'avait laissé en perdition dans une avalanche sans savoir s'il s'en était sorti.

Il était bien sain et sauf et a été recueilli dans un petit village où il rencontre une jeune femme à la magnifique chevelure rousse. De retour dans sa famille d'adoption il va devoir affronter la méchanceté des hommes et les affres de l'amour après s'être confronté à la dureté des éléments.

Quand on lit Stefanson, on a envie de noter des centaines de phrases, de les relire encore et encore.

C'est un conteur et un poète. Une trilogie magnifique à lire et à relire. 

Vous avez remarqué, encore une nuque à ajouter à ma collection... En plus cet hiver je vois aussi beaucoup de chevelures rousses... A suivre !

 

Mathilde 1 a aimé

 

peintre.jpg  haikus.jpgLe peintre d'éventail - Hubert Haddad - Zulma

 

Dans une île du Japon entre montagnes et Pacifique, Dame Hison, ancienne courtisane, tient une pension de famille. Matabei se réfugie dans cet endroit, rongé par la culpabilité  après un accident de voiture dans lequel a péri une jeune fille.

Il reprend la charge de jardinier après la mort d'Osaki qui a peint mille éventails et sur lesquels y a inscrit des haïkus, tous laissés dans la cabane de jardin. Comme autant d'énigmes à résoudre.

Roman d'inspiration zen où le jardin est le motif central, entre sérénité et contemplation...jusqu'au dernier quart du livre où le drame contemporain surgit : tremblement de terre, vagues énormes et irradiations.

Histoire de transmission, roman de l'éternel Japon confronté aux catastrophes historiques.

A compléter avec le recueil  Les Haïkus du peintre d'éventail

 

Mathilde 2 a aimé

 

peur.jpgN'aie pas peur que je t'enlace - Fulvio Ervas - Liana Levi

 

Franco Antonello a un fils autiste. Depuis qu'il est tout petit, il ne cesse d'être baladé de médecin en médecin.

Pour ses 18 ans, Franco offre à son fils Andrea un voyage en Harley sur les pistes des Etats-Unis. Une sublime escapade de plus de 4 mois où la relation entre un père et son fils nous éblouit.

 

Loin des clichés pleins de pathos en la matière, ce récit raconte ce que peut représenter l'autisme au quotidien dans un tel périple. Un regard nouveau est posé sur l'autisme et ce livre fait du bien.

 

Une petite merveille d'humour et de tendresse - (tiré d'une histoire vraie, une page facebook existe même avec une galerie de photos de leur voyage).

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:40

Nous on aime beaucoup la Rentrée de janvier.

La course aux Prix est passée et les éditeurs sortent alors des sentiers battus et on peut découvrir de très jolies choses. Souvenez vous de l'inoubliable choc de Sukkwan Island découvert en janvier 2010, et le magnifique Les filles de l'ouragan paru en janvier 2011. C'est souvent en janvier que l'on a nos gros coups de coeur qui dureront parfois des années.

 

Pour l'instant pas de très gros coups de coeur, mais des romans excellents avec lesquels on passe de très bons moments. A lire bien au chaud.

 

histoire-rosa.gifMathilde 1vous propose de découvrir le premier roman d'un écrivain-voyageur que vous connaissez bien Bernard Ollivier et son très orginal roman Histoire de Rosa qui tint le monde dans sa mainparu chez Phébus.

 

L'histoire de Rosa commence de façon assez classique pour l'époque.

En France, en 1902, Rosa est marié à l'âge de 16 ans avec un homme deux fois plus âgé qu'elle et qui est très porté sur la boisson. Le lendemain des noces, il la viole et elle pour se défendre lui plantera une fourchette dans les fesses !

Rose n'aura de cesse à partir de ce moment de tout mettre en oeuvre pour ne plus jamais avoir à "subir".

Rapidement son mari qui est bucheron attrape la tuberculose, il ne peut plus travailler et doit rester alité. Rosa qui est une grande lectrice, va lui raconter ses lectures et lui transmet ainsi le plaisir de la lecture qu'il ignorait complètement. En une dizaine d'année leur relation s'est apaisée et estime et tendresse sont même apparues. Au rez-de-chaussée de la maison, Rosa tient illégalement un bistrot. Lors d'une joute verbale, un pari idiot est lancé : lequel des hommes présents est le meilleur au lit ?... Mais qui sera la femme qui arbitrera ?

Pour payer un séjour en sanatorium à son mari, Rosa décide de s'engager dans ce pari, au risque de faire scandale dans le village. En femme d'affaires avisée, elle règle le pari et "tiendra le monde des hommes dans sa main" !

Un premier roman inattendu pour cet auteur, très bien mené et avec une "happy end" qui arrive trop rapidement à mon goût.

 

 

mariage.jpgMathilde 2vous conseille le dernier roman de l'auteur américain le plus en vue du moment, Jeffrey Eugenides, Le roman du mariage sorti chez L'olivier. Tout un programme !

 

1982, remise des diplômes. On fait la connaissance de Madeleine ou Mady et de Leonard son  petit ami (un champion de la dépression et un crétin selon moi). Mitchell apparaît également dans ce tableau, étudiant en théologie qui s'est juré d'épouser Mady bien qu'elle le repousse sans arrêt (crétin n°2).

Le triangle amoureux est en place.

Les 100 première pages sont assez "littéraires", l'auteur ayant sûrement voulu montrer le côté pédant de ces étudiants qui croient tout savoir. Ils sont égoïstes, ne connaissent pas vraiment la vie et ont du mal à renoncer à leurs caprices alors qu'ils grandissent ! L'oeuvre de Roland Barthes occupe une place importante dans la première partie du roman puisqu'ils étudient Fragments du discours amoureux et ils sont prétentieux au possible...mais ça m'a plu !

Et puis après un bond en avant , on retrouve Madeleine et Leonard mariés et Mitchell qui a voyagé en Europe, seul. Comment en sont-ils arrivés là ? Ces choix leur conviennent-ils ? Est-il possible de tout changer ?

L'amour, lma psychiatrie, les Talking Heads, l"accident" du mariage, l'entrée maladroite dans la vie d'adulte,... Autant de thèmes qui nous touchent. Eugenides est très convaincant. Vive les triangles amoureux et les grands adolescents qui ne savent pas grandir.

 

 

semaine-enfer.jpgNathalie vous suggère d'embarquer pour Une semaine en enfer de Matthew F. Jones paru chez Denoël.

J'ai cru que j'étais dans un roman paru chez Gallmeister, ce qui est un sacré compliment !

 

John Moon est un vrai loser. Sa femme l'a quitté en emmenant leur bébé, il fait des petits boulots qu'il ne garde jamais plus de quelques jours et il vit dans une caravane à la lisière de la forêt, forêt qu'il adore.

Un jour pendant qu'il poursuit un cerf dans les bois (j'ai oublié de vous dire qu'en plus il est un peu braconnier) , il tue une jeune fille par erreur.  Près du corps il trouve un sac rempli de billets de banque. Au lieu d'écouter sa raison, il va cacher le cadavre et emporter le sac ! Forcément les ennuis vont vraiment commencer. Jusque là sa vie pourtant minable va lui paraître un conte de fées à côté de la semaine d'enfer qu'il va vivre.

Mené à un train d'enfer le roman se transforme un roman noir à suspense même si on sait que cela ne peut pas bien finir, on se surprend à espérer une fin heureuse pour ce loser de première catégorie ! On voudrait vraiment que la malchance s'arrête. En même temps il ne fait pas toujours les bons choix...

Un bon roman qu'on ne lâche pas, très cinématographique. Et on oublie la couverture qui est vraiment moche !

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 18:48

nuances.jpgDe mémoire de libraire je n'ai jamais vu un roman obtenir une couverture médiatique aussi énorme que 50 nuances de Grey. Ça a commencé cet été où l'on a parlé du livre phénomène qui mettait en émois des millions de "ménagères" (je vous laisse apprécier la terminologie gracieuse et valorisante) anglaises et américaines. On allait voir ce qu'on allait voir en France cet automne ! Pourrions nous patienter jusque là ? Rendez vous compte du porno pour les mamans, ça allait secouer l'hexagone littéraire.

Tout ce battage a atteint son apogée lors de la parution du livre en France il y a 10 jours. Pas un journal, pas une émission (surtout pas littéraire), pas une chronique qui ne parle abondamment du roman pour très vite dévier sur le juteux marché de l'érotisme. Même le 20h de France 2, même le cultissime Masque et la Plume de France Inter (pour en dire le plus grand mal - ils auraient donc pu faire l'impasse et consacrer leur précieux temps à une vraie œuvre littéraire !) et jeudi matin la très bonne émission Service public ( ça ne s'invente pas ) qui lui consacrait 1 heure d'antenne ! L'équivalent budget publicitaire/espace médias doit exploser. Aucun éditeur ne pourra jamais se payer une telle campagne valant plusieurs dizaines de millions d'euros.

Et pourtant contrairement à ce qu'on veut nous faire croire ce livre est un échec en France à Vernon à la Compagnie des Livres. Bien sûr des clientes nous le demandaient bien avant sa sortie, bien sûr nous avons vendu les 10 premiers exemplaires reçus en 2 jours mais depuis plus rien ! Cela veut dire que le bouche à oreille - qui reste encore le marketing le moins cher et le plus efficace - ne fonctionne pas. Ce livre est mauvais et nos clients ne s'en laissent pas compter. Bravo pour votre esprit critique. La littérature française contemporaine est pleine de romans très bien écrits et où l'érotisme a une grande place. La Médiathèque de Louviers vous invite d'ailleurs à en découvrir le meilleur vendredi prochain lors d'une soirée "muy callente" !

 

rowlingCe n'est pas le seul flop de cet automne. Que dire du premier roman de J.k. Rowling "pour les adultes" ?

Comment ça c'est qui celle là ? Vous venez de débarquer de Venus ou quoi ? C'est la créatrice d'Harry Potter !

Celle qui a remis à la lecture des millions d'enfants perdus dans les jeux vidéo.

Eh bien son premier roman pour adultes devait casser la baraque. Tellement sûrement que ce n'était pas la peine de l'envoyer aux libraires  avant la parution en maintenant même un embargo sur la couverture (je vous laisse juge !). Pas la peine non plus de faire des services de presse aux journalistes qui ont écrit des centaines de papiers dithyrambiques sans même avoir lu une ligne du roman ! Bravo à eux, quel professionnalisme  

Pour ma part je m'y suis collée dès sa réception et j'ai abandonné lâchement  à la 224ème page. Toutes les ficelles de l'auteur sont tellement grosses que l'on pourrait en faire un filet de pêche.

Là encore vous n'avez pas été dupes, les ventes se sont arrêtées net après 2 semaines, et les premiers retours de nos clientes sont les mêmes : décevant, trop long, pas d'action, inintéressant,... elles ont bien souvent abandonné en cours de lecture.

 

Heureusement qu'il y plein de bons livres à découvrir sur nos tables.

 

Et je vous rappelle notre rendez vous du 16 novembre pour parler de vraie littérature, celle qui va vous transporter, vous émouvoir, vous toucher,...

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 15:30

Souvent parfois la qualité d'un roman n'attend point le nombre de pages.

Savoir faire court est souvent une qualité en littérature et dans cette rentrée j'ai trouvé deux très courts textes qui ont une vraie puissance évocatrice et qui en disent bien plus que de très longs discours. Plusieurs points communs entre ces deux livres : des voix de femmes et la mer.

 

 

La mer, le matin - Margaret Mazzantini - Robert Laffont

 

mer-matin.jpgL'histoire de deux mères qui vivent chacune d'un côté de la Méditerranée avec leur fils. L'une est en Libye et l'autre en Italie. Leurs vies difficiles et leurs destins tragiques nous permettent d'approcher l'histoire compliquée et imbriquée de ces deux pays.

Ce texte est aussi passionnant lorsqu'il nous fait toucher du doigt la complexité des "migrations" dans les deux sens. Les choix impossibles pour survivre avant même de penser à vivre.

Un livre très sensible où tout est évoqué avec pudeur et finesse et il n'en a que plus de poids. En le lisant j'ai beaucoup pensé à Eldorado de Laurent Gaudé que j'avais aussi adoré.

 

 

 

Certaines n'avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka - Phébus

 

certaines.jpgCes femmes qui n'avaient jamais vu la mer, n'avaient jamais quitté leur village ni leur famille. Dès les premières pages, on les découvre sur le pont d'un navire qui les emportent vers leurs maris, des japonais qui ont migré aux Etats-Unis. Elles les ont épousés par correspondance et pensent avoir épousé des banquiers, des commerçants et se retrouveront à trimer dans les champs aux côtés de leur journalier de mari.

Après une traversée éprouvante elles vont découvrir  un pays inconnu sans jamais vraiment le connaître où elles resteront toute leur vie des étrangères voire des esclaves.

Une écriture à la fois sensible et puissante qui donne toute sa force à ce très court roman qui nous emporte aussi loin qu'un gros pavé.

 

Voici deux jolies trouvailles dans cette rentrée que je vous invite à découvrir sans tarder. En plus vous avez vu comme les couvertures sont jolies.

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:15

lisieres.jpg

 

Vous avez sûrement déjà lu plein de bonnes critiques sur  le dernier roman de Olivier Adam, Les lisières.

Pour ma part j'ai lu ce roman pendant mes vacances au début du mois de juillet, et je ne vais vous livrer que mon ressenti, celui du moment, pas celui qui pourrait être influencé par ce qui se dit ces jours-ci.

 

Paul est un écrivain à succès, il vit sur la côte bretonne, il est séparé de sa femme qu'il aime encore et ses enfants lui manquent cruellement. Ça ne vous rappelle pas quelqu'un ? Impossible de lire ce "roman" sans avoir l'image de son auteur systématiquement devant les yeux (j'ignore si sa femme l'a quitté d'ailleurs... si quelqu'un a des infos !).

Roman à la première personne en plus et plein de références à la vie et la carrière d'Olivier Adam. Cela a pollué ma lecture et son personnage n'est jamais attachant - même si je me suis surprise à être d'accord avec lui sur TOUT : les médias, la politique, la société,... (c'est dingue ce que j'ai en commun avec Olivier Adam en plus de Saint Malo ! quelqu'un n'aurait pas son n° de portable ?).

Et pourtant ce roman me laisse perplexe, trop long, trop bavard, trop de clichés,... Un ultime travail de relecture/récriture (mais que fait son nouvel éditeur ?) aurait permis d'éviter les nombreuses répétitions, les scènes superflues et les clichés dont il abuse à outrance à force de vouloir les dénoncer : les femmes s'ennuient forcément dans leur travail (caissières, infirmières,...) ou à la maison et les maris fréquentent tous les bars avant de rentrer chez eux !

Il y a bien 100 pages de trop qui ont véritablement plombé ma lecture.

Ce que j'aime dans les précédents romans d'Olivier Adam, c'est son écriture sèche, "sur l'os", sans gras. Il va droit au but et tous ses personnages, même les pires nous émeuvent. Et là dans Les lisières, RIEN.

Ma lecture fût laborieuse et sans réel plaisir et je le regrette vivement. Et pourtant je suis prête à prendre les paris, il aura un Prix malgré tout (et j'en serais très heureuse pour Olivier Adam qui le mérite amplement). Comme souvent, après plusieurs années sans récompense, les jurys des grands Prix décident de récompenser un roman qui n'est hélas pas le meilleur de l'auteur !

 

Mon conseil : lisez plutôt A l'abri de rien qui dénonce les mêmes choses sur la société en moins de mots et avec plusde force. Et aussi le très beau Vents contraires.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 12:01

emily.jpg

 

Je viens de tomber par hasard sur une nouvelle couverture, superbe, avec une nuque de femme. J'ai eu envie de l'ajouter à notre "tableau de chasse". Du coup j'ai commandé le livre car cela m'a donné une furieuse envie de le lire...

 

N'hésitez pas à me signaler celles que j'aurais manquées.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 13:46

 

Pour moi l'été 2012 sera marqué par Jane Austen et surtout par Pemberley.

 

 pemberley-photo.jpgcolin-firth

 

 

 

 

orgueil1orgueil2En effet, depuis un mois je vous conseille d'emporter en vacances le magnifique Orgueil et préjugés (vous avez le choix entre les 2  jolies couvertures du Livre de poche ou du 10/18, nous on n'a pas pu trancher, et vous ?), au mois de juin dernier je n'ai raté aucun épisode de la délicieuse adaptation de la BBC qui a été diffusée par Arte (houlala Colin Firth en chemise sortant du bassin de Pemberley... un grand moment !) et en rentrant de vacances (sans télé et donc j'ai manqué les 3 épisodes de Raison et sentiments ) j'ai eu le plaisir de découvrir une drôle de version Orgueil et quiproquo (que l'on n'aime pas tout de suite mais ensuite c'est vraiment sympa).C'est comme si j'avais passé mes vacances à Pemberley, un gentil Bed & Breakfast .

 

pemberley.jpg

 

Il ne me restait donc plus qu'à lire la suite imaginée par la talentueuse et passionnée de l'oeuvre de Jane Austen, Phillys Dorothy James (plus connue sous le nom de P.D. James pour ses bons polars bien construits).

Quel plaisir de retrouver nos héros ! Les années ont passé, les tensions se sont apaisées (enfin presque...), les familles se sont agrandies et Pemberley est toujours là, véritable ombre tutélaire des personnages inventés par Jane Austen.

Un drame va venir ternir le tableau bien sûr ! La veille du grand bal de Lady Ann un jeune officier est retrouvé assassiné dans le bois de Pemberley, avec à ses côtés le toujours dilettante Wickham.

Si la fin de ce roman m'a paru trop brouillonne et convenue, j'ai adoré voir ce que nos soeurs Bennet était devenues et je pense que Jane Austen ne renierait pas cette version inventée par P.D. James (le crime en moins toutefois). Cette dernière respecte très bien les caractères des personnages et nous entraine à sa suite dans un style très "époque".

Un petit plaisir de lecture qui prolonge cet été très Austenien, de quoi devenir janéite (je viens de découvrir ce mot ! )

Jane Austen, l'été, je vous le conseille donc très chaleureusement.

 

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:47

C'est une véritable ménagerie qui a envahi la librairie depuis quelques semaines. Tous les animaux sont dans la place. Sur les couvertures, dans les romans, dans les récits ou les essais, il y en a pour tous les goûts. Des ours, des cochons nains, un léopard, des moutons et même un tigre qui vivent tous en bonne intelligence entre nos étagères et nos tables. C'est la magie de la littérature ! Voici donc notre petite sélection parmi ce bestiaire de papier.

   

 

lapin-copie-1.jpgLes tribulations d'un lapin en Laponie- Tuomas Kyro - Denoël

 

Vatanescu a migré de sa Roumanie vers Helsinki pour gagner un peu d'argent afin de pouvoir payer des chaussures de foot à son petit garçon. Pris dans une filière mafieuse de mendicité organisée et sans papiers, il va devoir fuir (la police ainsi que la mafia) et traverser la Finlande en compagnie d'un lapin blessé qu'il a sauvé. L'occasion pour lui de faire des rencontres insolites jusqu'à devenir très célèbre dans tout le pays. Vous avez une impression de déjà lu ? Vous avez bien raison. Ce livre loufoque est un vibrant hommage au Lièvre de Vatanen et à toute l'œuvre de Paasilima.

A faire lire à ceux qui ont aimé le Lièvre de Vatanen.

Pour les autres, il vaut mieux commencer par le roman de Paasilima.

 

zoo.jpgOn a acheté un zoo - Benjamin Mee - Presses de la cité

 

Ceci est l'histoire vraie et complètement folle de la famille Mee : la maman, charmante septuagénaire, ses deux fils et sa fille ainsi que tous les conjoints et petits-enfants vont acheter un zoo en perdition dans le sud de l'Angleterre alors que ce n'est le métier d'aucun d'entre eux. Cette aventure familiale et humaine va les dépasser et les rassembler. Souvent drôle et émouvant aussi, car la femme de Benjamin mourra très rapidement d'une tumeur au cerveau. Cette histoire vous montre comment avec beaucoup de volonté et pas mal de folie on peut vivre son rêve malgré toutes les embûches.

    Et bien sûr, pour corser le tout les animaux ne sont pas toujours très coopératifs !

 

carnivores.jpgCarnivores domestiques - Erwan Créac'h - Edite

 

J'ai découvert l'auteur lors de l'excellente émission d'Elisabeth de Fontenay sur France Inter et j'ai dévoré le livre en 2 heures. A travers une dizaine de récits l'auteur nous entraîne à sa suite, dans ses visites de vétérinaire urgentiste. Il intervient la nuit, les jours fériés, les dimanches et va chez les gens pour sauver (ou pas) leurs animaux de compagnie parfois très insolites. J'ai autant aimé les portraits souvent drôles et émouvants des animaux que les portraits souvent attachants de leurs maîtres qui sont souvent aussi dans la souffrance.

Pour ceux qui aiment les animaux ET les gens.

 

demain.jpgDemain j'arrête ! - Gilles Legardinier - Fleuve noir

 

Et vous c'est quoi le truc le plus idiot que vous avez fait dans votre vie ?

Pour Julie la liste est très longue, elle ne sait que choisir !

Mais le pire c'est surement lorsqu'elle s'est entichée de son nouveau voisin Ric Patatras (on a pas idée de s'appeler comme ça !)sans l'avoir jamais vu ! Elle va tout mettre en œuvre pour faire sa connaissance même les pire stratagèmes. Souvent drôle, ce livre ne fait pas de mal bien au contraire. Une Bridget Jones à la française.

    Une bonne comédie romantique comme on aime en voir au cinéma et qui sont rares en littérature.

 

Mathilde1 a aimé (et moi aussi) :

 

    zebres-copie-1.jpgDeux zèbres sur la 30e rue - Marc Michel - Héloïse d'Ormesson

 

A Gaza, un directeur de zoo à l'idée de peindre des rayures à deux ânes pour remplacer ses zèbres morts de faim. Un journaliste américain désabusé, est bouleversé par ce qu'il voit dans ce zoo. Il s'empare de ce fait symbolique, envisage un projet ambitieux qui va modifier sa vie, celle du directeur du zoo et de quelques personnages qui gravitent autour de cette histoire magique, pour le meilleur.

Roman plein d'optimisme avec un zeste d'humour et de romantisme.

 

J'aurais aimé plus d'épaisseur dans les personnages et dans l'intrigue, mais à la lecture, la bonne humeur est contagieuse.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 17:01

Pour le froid il y a la dernier roman de notre chouchou Pierre Lemaitre qui vient de sortir en poche : Alex.

Attention âmes sensibles s'abstenir.

 

alex.jpgAlex, jeune femme de 30 ans se fait enlever avec violence en plein Paris. Son bourreau la séquestre dans une boite en bois où elle ne peut ni s'allonger, ni s'asseoir. Son calvaire commence alors car l'imagination de son ravisseur est sans limite. Lorsque la police s'approchera trop près de lui, il va mettre fin à ses jours et Alex réussira à s'évader. Mais les morts ne s'arrêteront pas pour autant...et le suspens non plus.

Ce polar est aprfait dans son genre.

Ce qu'il faut d'horreur (j'adore avoir peur) et de suspens. Tour à tour victime ou bourreau, Pierre Lemaitre jongle habilement avec ses personnages. L'histoire est rondement menée. Bref un livre qu'on ne lâche pas.

 

Pour le chaud, heureusement qu'il y a les contes philosophiques de Eric-Emmanuel Schmitt qui nous apporte la chaleur humaine dont on a bien besoin après un romande Pierre Lemaître (souvenez vous de Travail soigné ou Robe de marié).

 

 

 

 

 

 

 

ming.jpgLes dix enfants que Madame Ming n'a jamais eu - Eric-Emmanuel Schmitt - Albin Michel

 

Le narrateur, en voyage d'affaires en Chine prend l'habitude de quitter les réunions en s'éclipsant aux toilettes où Madame Ming - dame pipi - règne en maître. Cette femme fascine notre homme. Comment ne pas être obnubilé par cette femme qui prétend avoir eu 10 enfants au pays où règne la loi de l'enfant unique ? Persuadé qu'elle est une affabulatrice il ira lui rendre visite autant de fois qu'il le pourra pour la pousser dans ses retranchements. Force est de constater qu'à chacun de ses récits, Madame Ming fait preuve d'une grande sensibilité et son message est rempli d'amour et de sagesse.

 

Un petit conte philosophique charmant qui met en scène un Confucius au féminin. Dans la veine de l'excellent Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

 

Une bouffée de fraicheur après la noirceur froide d'Alex.

 

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