Mercredi 4 novembre 2009
Comme vous l'aviez déjà lu ici j'ai adoré le roman de Marie N'Diaye et je suis très heureuse que l'Académie des Goncourt l'ai récompensé.
Elle serait la quatrième femme à obtenir ce Prix, en 106 ans d'existence cela me paraît bien peu, c'est même carrément incroyable.
Vous faites quoi Messieursdu Goncourt ? Vous avez oublié que plus de la moitié de l'humanité - et des lecteurs - est constituée de femmes ?
C'est vrai, vous avez eu bon goût quand vous avez récompensé Simone de Beauvoir et Marguerite Duras. Marie N'diaye est bien entourée. Enfin si on peut dire. Quatre femmes, c'est comme si vous n'en aviez jamais récompensées. A ce stade zéro ou quatre c'est pareil ! Il va falloir vous rattraper.
Je vous invite donc à décerner votre prochains prix uniquement à des femmes pendant encore 49 ans, et alors seulement l'équilibre sera respecté. 
Ainsi, messieurs les écrivains, vous pouvez vous reposer, vous n'avez plus besoin d'écrire Le roman de la rentrée pour avoir une chance de gagner le Goncourt. Vous allez pouvoir vous concentrer sur votre prochain chef d'oeuvre, sans penser au jury, seulement à vos lecteurs. Cela allègera nos étagères et nos tables pour les 49 prochaines rentrées littéraires.
Pour finir je ne résiste pas à vous dire un mot du Prix Renaudot. A la rentrée je m'étais interdit de parler du Roman français de Beigbeder, GérardCollard de La Griffe Noire m'avait ôté les mots de la bouche.
Mais là, il faut que ça sorte. Ce livre est un non-livre et lui donner un Prix aussi prestigieux est déshonorant pour les auteurs qui l'ont eu avant lui. J'aimerai que cela soit vite oublié mais l'impact médiatique de Beigbeder est tel qu'on va encore en entendre parler pendant longtemps, hélas.
Pour l'anecdote, il faut savoir que j'ai lu ce livre dès que j'ai eu l'épreuve cet été parce que lors de la présentation organisée par les Editions Grasset, Frédéric Beigbeder m'était apparu sous un jour nouveau. Discret, humble, et il avait su me toucher. Il avait donc changé. Pourtant à la lecture  j'ai bien retrouvé le Beigbeder des débuts, tant dans son style pauvre et pas travaillé que dans son propos : un catalogue d'anecdotes mettant en valeur sa vie débridée et décousue. Bref j'ai trouvé que c'était un livre surement utile pour lui (mea culpa familial) mais inutile pour le lecteur. Et il m'a suffi de le voir sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus lundi soir pour voir qu'il n'a vraiment pas changé. Dommage que les jurés du Renaudot aient cru bon de récompenser un livre si médiocre qui s'est déjà vendu à 185 000  exemplaires. Ces membres manquent vraiment d'imagination et ne jouent vraiment pas leur rôle de découvreurs de nouveaux talents. Et cette rentrée 2009 en était pourtant remplie.
Par Nathalie - Publié dans : Nouvelles de la Compagnie
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Vendredi 23 octobre 2009

Les places étant limitées, merci de confirmer votre présence avant le 5 novembre.

A bientôt !
Par Nathalie - Publié dans : Nouvelles de la Compagnie
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Jeudi 22 octobre 2009


A l’initiative du site internet lechoixdeslibraires.com plusieurs dizaines d’écrivains ont rédigé une lettre à Leur libraire. Les éditions du Rouergue ont décidé de publier les plus belles d’entre elles. Cela donne un joli petit livre rouge qui regroupe 44 lettres d’amour d’écrivains pour leur libraire.
Inutile de dire que pour un libraire ce recueil agit comme un véritable baume. J'ai donc décidé d'écrire ma lettre à ma libraire.

Ma libraire s'appelait Heïdi. Une très belle femme doublée d'une très jolie personne. Certains d'entre vous l'ont aussi connue. Sa librairie était nichée aux pieds du château de Gisors. 

Très chère Heïdi,

J'adorais passer des heures au premier étage de votre jolie librairie, le samedi après-midi, surtout l'hiver quand il fait déjà nuit dehors.Je grimpais au 1er étage, où je retrouvais,  au son d'une douce musique classique, mes chouchous.
Il y avait là une petite bibliothèque où étaient installés les meilleurs livres publiés chez Actes Sud, ceux que vous aviez choisis bien sûr. Un choix très personnel et aussi très sûr.
J'y ai déniché mon premier Paul Auster, Moon Palace - une révélation - une histoire d'amour qui dure depuis  20 ans avec cet auteur. Puis une merveille, sur vos précieux conseils d'Heïdi, Le mur invisible de Marlen Haushofer : un livre qui ne me quitte jamais et que je relis régulièrement (ce qui est rare pour moi). Dans cette petite bibliothèque j'ai aussi découvert le récit de 2 scientifiques russes qui avaient recueilli des oursons en plein hiver sibérien. Une aventure incroyable et passionnante : Avec les ours de Valentin Pajetnov.
J'adorais aussi la façon que vous aviez d'aller chercher sur une petite étagère cachée derrière vous des petits trésors qui semblaient avoir été mis de côté rien que pour moi. Vous ne m'en disiez rien mais je vous faisais confiance et je n'ai jamais été déçue. C'est de vous fréquenter chaque semaine, vous et votre petite librairie pleine de charme que m'est venu le souhait d'avoir ma propre librairie alors que je travaillais à Paris dans l'informatique !
Souvent je rêvais que je reprenais votre suite  lorsque l'heure serait venue pour vous de prendre votre retraite. Sans jamais oser vous en parler bien sûr, ça ne se fait pas de pousser sa libraire préférée vers la sortie !
Un soir de janvier 2002 le ciel m'est tombé sur la tête. Vous me présentiez à votre successeur ! La librairie était vendue et vous partiez à la fin du mois... Je me souviens de notre émotion à toutes les deux quand je vous avouais enfin mon rêve secret : reprendre votre librairie. A partir de ce jour j'ai mis toute mon énergie pour concrétiser mon projet d'avoir ma propre librairie. Et c'est vous qui m'avez parlé de "La Plume d'or" en mars 2003, cette petite librairie qui allait devenir La Compagnie des Livres.
Cette petite lettre maladroite, c'est ma façon de vous dire un grand MERCI , Heïdi, Ma Libraire avec un grand L, sans qui, j'en suis sûre, je ne serai pas libraire aujourd'hui.
Vous avez, Heïdi, et pour toujours, une place dans mon coeur.
Par Nathalie - Publié dans : Nouvelles de la Compagnie
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Mercredi 21 octobre 2009



C'est par ces simples mots que Catherine a répondu à la petite annonce de Ralph Truit.
Voilà pourquoi elle se retrouve sur le quai de la gare de Truit, où elle va rencontrer pour la première fois son futur mari, Ralph.
Ralph est très riche, la ville porte son nom et il aspire enfin au bonheur après un passé douloureux.
Catherine a endossé pour lui plaire l'habit sobre de la femme honnête et a jeté par la fenêtre du train ses derniers atours de courtisane.
Leur relation débute sur un mensonge et chacun poursuit un but et est prêt à tout pour arriver à ses fins.
Y a-t-il un place pour l'amour dans ce jeux de dupes ?
C'est tout le talent de Robert Goolrick. Il nous plonge dans l'âpreté de la vie dans le fin fond du Wisconcin en1907. On s'y suicide beaucoup, on y assassine ses enfants et on y perd la raison à cause de ces hivers trop longs. 
Comment Catherine et Ralph arriveront-ils à vivre avec toutes leurs contradictions et leurs mensonges ?
Un roman très prenant avec un véritable suspens et une grande tension. Lecteur est spectateur d'une tragédie qui se joue devant lui dans un lieu unique, un palais italien reconstitué dans la forêt américaine, pendant un seul hiver et autour d'un père, d'un fils et d'une femme.
Catherine est-elle vraiment cette mante religieuse que l'on découvre dès les premières pages ? Ralph a-t-il quelque chose à voir avec la mort de sa première femme ? Son fils Antonio réussira-t-il à vaincre ses démons ?
Une vrai réussite à dévorer sans modération.
Par Nathalie - Publié dans : Coups de coeur
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Samedi 3 octobre 2009
Lorsque démarrent nos premières lectures de la rentrée littéraire (en juin ) on est toujours un peu fébriles, allons-nous découvrir Le roman de l'année, du siècle pourquoi pas ? C'est un moment plein de promesses que j'aime par dessus tout. Même si bien des fois je suis déçue par des livres annoncés à grands renforts de tapage médiatique, la découverte d'une pépite rattrape toutes les désillusions.
Lorsque j'ai ouvert La vaine attente de Nadeem Aslam paru au Seuil, dès les premières lignes j'ai été séduite et chaque soir j'avais hâte de retrouver ce magnifique roman, écrit dans une langue très poétique. 

Son esprit est une demeure hantée.
La femme qui se nomme Lara lève les yeux, croyant avoir entendu un bruit. Repliant la lettre qu'elle vient de lire, elle s'approche de la fenêtre qui surplombe le jardin. Dehors, l'aube emplit le ciel de lumière, même si quelques étoiles sont encore visibles....
Au bout d'un moment, elle se détourne et se dirige vers le miroir circulaire appuyé contre le mur du fond. L'apportant jusqu'au centre de la pièce, elle le pose dos contre le sol, doucement, sans bruit, par égard pour son hôte qui dort dans la pièce voisine. Indifférente à l'image qu'il lui renvoie d'elle-même, elle s'attarde sur le reflet du plafond qu'elle y voit dans la lumière pâle de l'avant-jour.


Son jeune auteur d'origine pakistanaise nous transporte dans un monde qui nous paraît proche par l'actualité qui nous est déversé par les journaux chaque soir et aussi très lointain par la force des traditions et le poids d'une culture qui nous sont étrangers.

La maison de Markus, un anglais installé depuis longtemps à Usha, est devenue depuis des années un lieu de résistance : on y protège les livres en les clouant aux plafonds, il a recouvert de boue les fresques pleines de vie et de couleurs peintes par sa femme, une tête géante de Bouddha "dort" dans sa cave,... Le sort va conduire plusieurs personnages, Lara, David, Casa, unis sans le savoir par une histoire commune dans cette maison aux parfums de fruits et de fleurs. Leur destin à tous trois est scellé comme celui des êtres aimés qu'ils recherchent.
Un très beau roman magnifiquement écrit, des personnages très forts et attachants, des évènements brûlants qu'on comprend mieux : tous les ingrédients Du Grand Roman de la Rentrée.
Par Nathalie - Publié dans : Coups de coeur
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Jeudi 1 octobre 2009

Non non, vous ne rêvez pas le fabuleux dessinateur de bande dessinées, "Le photographe" c'est lui, la première BD qui mèle le photo-reportage et le dessin.

Le copain de Joan Sfar (Le chat du rabbin) qui ont à eux deux révolutionné la BD française, sera à Vernon samedi.

Une très jolie rencontre avec une très belle personne, à ne pas manquer.




La Médiathèque de Vernon vous invite à rencontrer

Victoria Tomoko Okada et Emmanuel Guibert
Samedi 03 octobre à 15h00
Salle Maubert - Espace Philippe Auguste

L'un est une figure incontournable de la Nouvelle BD, il a fait de ses rencontres le ciment de son oeuvre (Le Photographe, La Guerre d'Alan). En 2007, il est lauréat de la Villa Kujoyama. Il a ainsi pu séjourner plusieurs mois au Japon. De cette récompense est né l'album Japonais en décembre 2008 (édité chez Futuropolis).
L'autre est musicologue, chercheuse à l'Université Paris IV-Sorbonne, et traductrice (littérature, art, mangas). Née au Japon, elle est arrivée en France en 1990.
Tous les deux évoqueront leurs visions du Japon et de la France.

Par Nathalie - Publié dans : Nouvelles de la Compagnie
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Samedi 26 septembre 2009

Pardonnez moi ce silence qui a duré 10 jours, mais j'étais engluée dans une rentrée scolaire intense et un gros pavé - Le club des incorrigibles optimistes de Jean Michel Guenassia - au demeurant sympathique mais interminable. A mon sens, il aurait gagné à supprimer 150 pages.



Alors pour faire passer cet "étouffe-chrétien", je vous propose Les treize desserts de Camille Bordas paru chez Joëlle Losfeld.
Une véritable petite douceur que nous avons dévorée Emilie et moi. Nous avons adoré suivre Inès qui doit quitter sa ville natale, Arles, à la mort de son père pour aller vivre à Paris chez son frère, Pablo. Elle n'a que 15 ans. On va découvrir Paris avec ces yeux d'adolescente. Mais rapidement la vie très confortable de Pablo va se révéler une imposture, une escroquerie. Inès va devoir prendre sa vie en mains et elle choisit de partir à l'aventure au Mexique et aux Etats-Unis. Le fil conducteur de ses errances : ses racines laissées en Andalousie où elle va tenter de percer le mystère de la vie de son père.
Un premier roman sensible et poétique.
Une héroïne et une écriture lumineuses que nous vous invitons à découvrir sans plus tarder. Vous passerez un très bon moment en compagnie d'Inès.

Par Nathalie - Publié dans : Vient de paraître
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Samedi 5 septembre 2009
C'est l'histoire véridique d'un Juste parmi les Justes.


Jan Karski était un résistant polonais de la première heure. Parlant plusieurs langues il sera rapidement repéré pour servir de "messager" entre la Résistance polonaise et le gouvernement polonais en exil et les alliés. Grâce à des résistants juifs, il pourra pénétrer dans le ghetto de Varsovie et dans un camp d'extermination.
Il va alors se retrouver confronté à l'horreur absolue. Après avoir traversé une partie de l'Europe occupée, il poura délivrer son message auprès des autorités polonaises, anglaises et américaines. Roosevelt le recevra quelques minutes pendant lesquelles Karski va lui exposer toutes les violences faites aux juifs en Pologne et en appeler aux alliés pour bombarder l'Allemagne et les camps d'exterminations. Il sera entendu mais sera-t-il écouté ?

Le roman de Yannick Jaennel nous fait revivre ces moments historiques, la première partie s'appuie sur le récit publié par Karski en 1944 alors même que la guerre n'est pas finie. Dans la deuxième partie romancée, l'auteur nous entraîne dans les pensées de Jan Karski, celui dont la parole était si forte qu'elle n'a pu être entendue ou crue et qui décida alors de se taire. Comment devient on un témoin lorsqu'on a été un messager ? Et qui parle pour le témoin ? Yannick Haennel parle pour ce grand témoin de l'histoire, pour que l'on n'oublie pas et pour nous apprendre à écouter et croire les messagers même quand ils nous racontent l'inconcevable.
Un très grand roman, bref, puissant.


Par Nathalie - Publié dans : Vient de paraître
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Mercredi 2 septembre 2009
Notez dès maintenant dans vos agendas la date du Dimanche 20 septembre à 15h00.
En collaboration avec le Musée de Vernon et l'Exposition Cadavres Exquis d'Ulrike Vidalain je vous invite à rencontrer Elisabeth Quin l'auteur du très étonnant Livre des Vanités paru l'hiver dernier aux Editions du Regard.


Le Livre des Vanités :

Un livre magnifique, un recueil des meilleurs textes de grands auteurs sur la mort, les plus drôles et  les plus belles reproductions d'oeuvres d'art représentant des crânes tous plus époustouflants les uns que les autres. Depuis le moyen-âge tous les plus grands artistes se sont confrontés à la mort et ont choisi de la montrer sous "son meilleur jour" : peintures, sculptures, objets insolites, photographies,...
Ce livre est un petit bijou d'intelligence et d'humour à découvrir et à savourer.

Elisabeth Quin :
Madame Cinéma sur Paris-Première depuis de longues années, Elisabeth Quin est une voix, un ton, reconnaissables entre tous. Elle a aussi écrit plusieurs romans : La peau dure et Tu n'es pas la fille de ta mère.
Pour la réalisation du Livre des vanités elle a rencontré des artistes, des collectionneurs, étudié l'histoire des représentations traditionnelles de la mort à travers les siècles et les continents.
Sa rencontre avec Ulrike Vidalain sera l'occasion de confronter des points de vue passionnants et passionnés.

Ulrike Vidalain : 
L'artiste vernonnaise ne s'interdit aucun type de support d'expression : peinture, collage, gravure, installation,...
Son exposition « Cadavres exquis - Continuum » est une proposition de « pause en mouvement » ouvrant sur une réflexion à soi, aux autres et à l'univers. Ulrike Vidalain retravaille l'idée des cadavres exquis surréalistes - jeu consistant à composer des poèmes ou des dessins à plusieurs, chacun inscrivant un mot ou un motif sur un papier plié à l'insu des autres participants - pour en retenir le principe de la pliure : plier pour reprendre, recommencer, recoudre les morceaux, panser les plaies, après avoir tourné la page. Elle nous propose de concentrer notre attention sur ce qu'il en reste de notre passé et de ce qui nous a constitué, reliques profanes dans un monde désacralisé, pour en faire un nouveau point de départ, nous en emparer et l'englober dans une nouvelle strate sémantique ou création esthétique.

Cadavres exquis - Continuum 
Cette belle rencontre - très féminine - promet d'être surprenante, originale, passionnante et forcément enrichissante.
Je vous invite donc à découvrir Le livre des vanités, à visiter l'exposition Cadavres exquis au Musée de Vernon et surtout à venir le Dimanche 20 septembre 2009 à 15h00 au Musée A.G. Poulain - 12 rue du Pont 27200 Vernon

Par Nathalie - Publié dans : Nouvelles de la Compagnie
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Samedi 29 août 2009
C'est l'adjectif qui me vient à l'esprit après avoir lu une vingtaine de romans de la Rentrée Littéraire. Non pas comme un superlatif mais pour l'atmosphère qui ce dégage de plusieurs histoires où le mystère, la magie et donc le fantastique sont très présents.


Je commencerai par le dernier roman de Sylvie Germain dont j'ai adoré les précédents livres (Magnus et L'inaperçu). Avec Hors champs paru chez Albin Michel elle nous entraîne aux limites de la folie de notre monde d'aujourd'hui, en nous faisant vivre le quotidien d'Adrien qui va disparaître progressivement en une semaine (un chapitre par jour) aux yeux des autres et aussi à lui même. Un vrai roman kafkaïen très bien écrit. Une seule réserve, il m'a manqué le "pourquoi", ça  c'est mon côté cartésien...


Juste derrière j'ai lu Dans les ombres sylvestres de Jérôme Lafargue chez Quidam. Là aussi le fantastique s'invite dans ce conte inspiré des légendes africaines où la nature est un personnage à part entière. L'histoire  a commencé lorsque l'arrière grand-père d'Audric - le narrateur - s'installe avec violence dans un étrange petit village oublié de tous coincé entre une forêt immense et l'océan avant de disparaître mystérieusement. L'héritage familiale sera difficile à porter pour Audric qui va laisser envahir sa vie et sa maison par le sable des dunes.



Le roman le plus "fantastique" de cette rentrée est un 1er roman époustouflant. Les veilleurs de Vincent Message ( un joli nom pour un écrivain ou un pseudo ?) au Seuil. Ce "pavé" est incroyable, une prouesse  réservée aux curieux.
Cela commence comme un polar. Un tireur fou tue 3 personnes dans la rue et s'endort sur les cadavres. L'enquête est rondement menée, le coupable, Nexus, arrêté, mais pour connaître les raisons de ce triple assassinat on va faire appel à un inspecteur et un psychiatre qui vont "étudier" pendant plusieurs mois Nexus et découvrir le monde très complexe et mouvementé de ses rêves. Les veilleurs nous annoncent un nouvel auteur qu'il faudra surveiller car très prometteur.



J'ai gardé le meilleur pour la fin.
C'est le roman que j'attendais dans cette rentrée.
Depuis que j'ai découvert Carlos Ruiz Zafon à travers son premier roman L'ombre du vent .
Le jeu de l'ange paru chez Robert Laffont est véritable roman romanesque. Si j'insiste autant c'est que c'est une denrée rare de nos jours surtout dans la littérature française. Nos auteurs semblent avoir oublié qu'un roman c'est une ou plusieurs histoires, des personnages, des destins, des lieux, et qu'un grand roman peut être constitué de tout cela à la fois.
Dans Le jeu de l'ange on retrouve avec plaisir Barcelone, la mystérieuse, loin des clichés touristiques et de L'auberge espagnole, c'est un personnage du roman à part entière. Dans les années 20, David un jeune écrivain talentueux se voit proposer un contrat qu'il ne peut refuser : une grosse somme d'argent contre un roman exceptionnel, un livre pour lequel des hommes seraient capables de mourir. Mais qui est cet éditeur énigmatique ? David aurait-il vendu son âme au Diable ? On se croirait dans l'univers d'Edgar Allan Poe. Il y a de la magie, du fantastique, du suspens et des personnages riches et attachants. Tous les ingrédients d'un bon roman. On y retrouve aussi le Cimetière des livres oubliés découvert dans L'ombre du vent.
A lire sans modération.

Voilà les romans lus cet été qui donnent, à mon avis, une saveur toute fantastique à cette rentrée littéraire 2009.

Si vous avez déjà lu un roman de la rentrée, n'hésitez pas à nous en faire part en commentaire.

Par Nathalie - Publié dans : Vient de paraître
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Les libraires de La Compagnie des Livres sont heureuses de vous accueillir sur leur blog.
Comme nous le faisons chaque jour dans notre librairie de Vernon, aux portes de la Normandie, nous souhaitons vous faire partager nos coups de coeur en toute partialité.
Selon notre humeur du moment nous voulons déclencher d'irrestistibles envies de lire.
Tous vos commentaires sont les bienvenus, devenez aussi des passeurs.


Pour nous écrire : lacompagniedeslivres2 [à] wanadoo.fr
 

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