Elle serait la quatrième femme à obtenir ce Prix, en 106 ans d'existence cela me paraît bien peu, c'est même carrément incroyable.
Vous faites quoi Messieursdu Goncourt ? Vous avez oublié que plus de la moitié de l'humanité - et des lecteurs - est constituée de femmes ?
C'est vrai, vous avez eu bon goût quand vous avez récompensé Simone de Beauvoir et Marguerite Duras. Marie N'diaye est bien entourée. Enfin si on peut dire. Quatre femmes, c'est comme si vous n'en aviez jamais récompensées. A ce stade zéro ou quatre c'est pareil ! Il va falloir vous rattraper.
Je vous invite donc à décerner votre prochains prix uniquement à des femmes pendant encore 49 ans, et alors seulement l'équilibre sera respecté.
Ainsi, messieurs les écrivains, vous pouvez vous reposer, vous n'avez plus besoin d'écrire Le roman de la rentrée pour avoir une chance de gagner le Goncourt. Vous allez pouvoir vous concentrer sur votre prochain chef d'oeuvre, sans penser au jury, seulement à vos lecteurs. Cela allègera nos étagères et nos tables pour les 49 prochaines rentrées littéraires.
Pour finir je ne résiste pas à vous dire un mot du Prix Renaudot. A la rentrée je m'étais interdit de parler du Roman français de Beigbeder, GérardCollard de La Griffe Noire m'avait ôté les mots de la bouche.
Mais là, il faut que ça sorte. Ce livre est un non-livre et lui donner un Prix aussi prestigieux est déshonorant pour les auteurs qui l'ont eu avant lui. J'aimerai que cela soit vite oublié mais l'impact médiatique de Beigbeder est tel qu'on va encore en entendre parler pendant longtemps, hélas.
Pour l'anecdote, il faut savoir que j'ai lu ce livre dès que j'ai eu l'épreuve cet été parce que lors de la présentation organisée par les Editions Grasset, Frédéric Beigbeder m'était apparu sous un jour nouveau. Discret, humble, et il avait su me toucher. Il avait donc changé. Pourtant à la lecture j'ai bien retrouvé le Beigbeder des débuts, tant dans son style pauvre et pas travaillé que dans son propos : un catalogue d'anecdotes mettant en valeur sa vie débridée et décousue. Bref j'ai trouvé que c'était un livre surement utile pour lui (mea culpa familial) mais inutile pour le lecteur. Et il m'a suffi de le voir sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus lundi soir pour voir qu'il n'a vraiment pas changé. Dommage que les jurés du Renaudot aient cru bon de récompenser un livre si médiocre qui s'est déjà vendu à 185 000 exemplaires. Ces membres manquent vraiment d'imagination et ne jouent vraiment pas leur rôle de découvreurs de nouveaux talents. Et cette rentrée 2009 en était pourtant remplie.
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Son esprit est une demeure hantée.
Jan Karski était un résistant polonais de la première heure. Parlant plusieurs langues il sera
rapidement repéré pour servir de "messager" entre la Résistance polonaise et le gouvernement polonais en exil et les alliés. Grâce à des résistants juifs, il pourra pénétrer dans le ghetto de
Varsovie et dans un camp d'extermination.